Il était une fois

Un film sur le fait d’enlever, doucement, ce qui n’a jamais été soi.

Prenez un instant avant de continuer.

Quelques mots à garder

« Alors un jour… vous avez arrêté d’ajouter. Et commencé à retirer. »

Une réflexion

Le film s'ouvre sur une prise de conscience tranquille.
Cette réflexion suit ce qui se passe après.

Il y a des versions de vous-même que l'on vous a appris à devenir.
Des façons de parler, d'aimer, de performer, de survivre.

Avec le temps, la répétition commence à ressembler à une identité. Mais la guérison ne consiste pas toujours à devenir plus. Parfois, elle consiste à retirer ce qui n'a jamais été vraiment vôtre.

Le personnage.
Le costume.
Le script.

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Dans les coulisses du film

Quelques références qui ont façonné ce langage visuel — et la façon dont l'amour est subtilement redéfini.

Mode — Sculpting the senses par Iris van Herpen

Des vêtements comme architectures psychologiques.

Des structures organiques qui ressemblent à des identités en mutation : couches translucides, silhouettes squelettiques, textures liquides, formes sculpturales qui sont à la fois protectrices et restrictives.

Un langage visuel pour :

  • le personnage
  • le costume
  • le soi incarné

Non pas la mode comme ornement.
La transformation comme anatomie.

Philosophie — L’art d’être heureux par Ichiro Kishimi & Fumitake Koga

Une philosophie centrée sur la libération de la validation externe. La réalisation troublante que de nombreuses identités sont des performances socialement construites :
des adaptations conçues pour l'approbation, la sécurité ou l'appartenance.

Une base conceptuelle pour l'inversion centrale du film : la guérison non pas comme un devenir plus, mais comme l'élimination de ce qui a été construit pour les autres.

Musique — cellophane par FKA twigs

Un corps qui exécute la douceur tout en disparaissant silencieusement en dessous.

La fragilité exposée comme spectacle. L'identité se dissolvant sous l'observation.
L'épuisement d'essayer de rester aimable à travers la performance.

L'atmosphère émotionnelle de la vulnérabilité, de la féminité surréelle, de l'exposition émotionnelle, de la conscience de soi et de l'effondrement comme révélation. Une référence pour le moment où le personnage prend conscience de lui-même.

Conte de fées — La Belle au bois dormant par Charles Perrault

Un conte de fées traditionnellement construit autour de l'éveil. Mais Once Upon a Time renverse discrètement le mythe.

Pas de prince.
Pas de sauvetage externe.
Pas de transformation en étant choisi.

Au lieu de cela, un retour à soi après des années de performance inconsciente.

Le château devient symbolique : une belle structure psychologique construite sur le moi — jusqu'à ce qu'un jour, quelque chose à l'intérieur se réveille enfin.

Guérir, ce n’est peut-être pas devenir plus. Mais revenir à soi.